À propos du Cinéma

En tant que spectateur, je crois que j’ai appris à aimer le cinéma, enfant, par l’intermédiaire de ma sœur. Elle était abonnée au magazine CinéLive et recevait ainsi un CD-ROM avec les bandes annonces des films du mois (Internet n’existait pas encore). Pour tromper notre ennui (et aussi satisfaire notre soif de culture) nous lisions et relisions ces CD-ROM (au point de connaitre certaines bandes annonces par cœur). Je me rappelle aussi de ces films que nous enregistraient notre grand-père sur des cassettes VHS car nous n’avions pas la télévision, ou encore de ces sorties cinéma. C’était toujours de grands moments (et là encore, bien souvent provoqué par ma soeur). Nous habitions à la campagne, la salle la plus proche était à une dizaine de kilomètre, et ces sorties n’étaient pas quotidiennes (ce qui les rendaient peut-être encore plus fortes et plus joyeuses). Pour autant, il ne s’agissait là que de cinéma « mainstream » (le genre de film qui pouvait être présent dans les magasines comme Ciné Live).

Ce n’est que plus tard, à l’adolescence que j’ai développé mon goût pour le cinéma d’auteur. Je me rappelle que, là encore, ce fut pour tromper l’ennui d’un été bien vide (où je ne travaillais pas et ne partais pas en vacance) que je me suis rapproché des salles de cinéma plus indépendantes. Ce rapport au cinéma et au divertissement à ainsi une place centrale dans mon approche. Pour autant, à travers cette adolescence (et cette découverte du cinéma d’auteurs) je me rendais compte qu’il ne s’agissait pas simplement d’animer un espace temps vide de mon existence. Non, il y avait quelque chose de plus noble dans le divertissement : il ne s’agit simplement d’animer, de détourner l’attention, il s’agit aussi de rendre compte d’autres rapports au monde, diversifier notre perception du réel. Aujourd’hui encore, je crois que cette notion de divertissement (au sens “noble” du terme) est encore présente dans mon travail.

Entre cette période où je visionnais en boucle les DvDs de Ciné Live et cette période où j’ai commencé à fréquenter les salles de cinéma d’art et essai, j’ai eu la chance de participer à des ateliers de pratique cinématographique. Cela a commencé au collège avec un atelier lié au cinéma d’animation, puis au lycée par le biais d’une option plus axée sur la prise de vue réelle. À travers toutes ces expériences, ce qui a éveillé ma curiosité, ce fut évidemment le fait que le cinéma pouvait être un outil d’expression mais aussi, qu’il pouvait être en soi un langage. Avoir commencé à aborder le cinéma (ou tout du moins ma pratique du cinéma) par le biais de l’animation (et plus particulièrement du stopmotion) ne fut d’ailleurs pas anodin. Je crois que c’est quelque chose qui fut constitutif dans le rapport que j’ai entretenu (et que j’entretiens encore d’une certaine manière aujourd’hui) avec l’audiovisuel. L’image était de l’ordre du construit, du modelé, de la fiction, et de la représentation.

MON RAPPORT À LA DISCIPLINE

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Le travail en collectif

J’ai toujours considéré que le cinéma est une aventure collective. Les ateliers et l’option que j’ai eu la chance de suivre allait dans ce sens. Longtemps, pourtant, j’ai été frustré par cette idée de devoir faire un film à plusieurs. Je me rendais compte que ce qui m’intéressait, c’était de partager une subjectivité, un rapport au monde, et que cela était très difficile de le faire à plusieurs, en réalisant collectivement un seul et même film. Ce n’est que plus tard que j’ai compris que l’intérêt d’un atelier n’était pas là (dans le film produit, mais qu’il se trouvait plutôt dans l’apprentissage qu’il suscitait) et que, par conséquent, si j’avais envie de réaliser des films plus personnels : je je n’avais qu’à le faire en dehors de ces ateliers et options. C’est donc ce que j’ai fait dès l’université. Pour autant, je me rendais compte que cette dimension solitaire ne me convenait pas tout à fait. Même si évidemment je réalisais des films avec d’autres personnes, il me manquait un groupe, un collectif dans lequel je puisse échanger autour du cinéma. Pour palier à cela, j’étais bénévole dans de nombreux festival et dans un cinéma d’Art et Essai, mais là encore, je n’avais pas l’impression de faire réellement parti d’un « collectif ». Et puis, en 2012, j’ai rencontré l’association « Entre Les Mailles » avec qui nous avons fait de l’éducation aux images, de la diffusion, et aussi de la création. En son sein, nous avons toujours essayé de créer ce « collectif d’auteurs de films ». L’association a ensuite évolué en 2016 avec l’ouverture de notre lieu, « l’Aquarium Ciné-Café », puis de notre structure de médiation culturelle, « Archipel ». Entre Les Mailles est alors devenue un réseau de structures associatives et nous avons crée le collectif « Dans l’Attente d’un Nom » .

Aquarium
Entre Les Mailles
Dans l’Attente d’un Nom
Archipel

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